Association pour une réflexion politique digne de ce nom(Un ami a, jadis, créé la branche étudiante d'une association de réflexion politique. Un truc tout à fait sérieux avec de grosses pointures. à la lecture du manifeste de l'Association du 2 mars (c'est son nom) je me suis dit qu'il fallait que je monte mon association à moi, avec mon propre manifeste. Née un peu plus tard, mon association s'est appelée, logiquement, fondation du 3 mars après-midi) (le jeu consistait à garder le rythme et les sonorités du texte original et à tordre le tout à ma sauce)
f o n d a t i o n d u 3 M A R S
après-midi Quand une association étudiante de jeunes se doit d'expliquer ce qu'elle est supposée dire de ce qu'elle est réellement, et quand ces mêmes jeunes sont foncièrement ivres, c'est toujours la même formule repoussante de par ses relents fétides qui surgit entre deux borborygmes incompréhensibles: « Aaah mais quoi mais parler, quoi... toujours parler... mais quoi mais merde, faut euh... meeerde, faut agir... quoi... merde putain! » Eh bien nous, pas du tout. Pas du tout : un défi en sus défini à l'heure de l'apéritif durant laquelle, plus que jamais, la combine du débit déboute le débat hors des limites du champ des interactions interpersonnelles quotidiennes. Nos amateurs de mètres de bière-ascenseurs, prétendant à un élèvement d'un débat noyé dans les verres et ne tenant que par la tolérance et l'ouverture tardive de certains lieux que nous ne nommerons pas, truffent à qui mieux mieux de consonnances et d'assonnances indues les principaux hymnes de notre temps : Marigoulettisme, Curé-de-Camaretisme, Digue-Du-Culisme, Trois-Petit-Cochonisme, Paillardisme, Cabaretisme-Théâtreux, Cabaretisme-Théâtral, Cabaretisme-Cabotin, Caboton et Cabonitouneux, Hystérèses Fumeuses et Fumerolles Historiques, Surfisme, Véliplanchisme et Pédalologisme, Jeisme, Tuisme et Vousisme, Phénoménalisme et j'en passe et des meilleures, croyez-moi! Promouvoir le parler vrai vers l'avant, c'est exactement, et par définition, opérer la dénonciation engagée d'un refus de la parole sous prétexte d'actions brutales et spectaculaires, actes qui finalement s'auto-annulent eux-même en fin de compte, étouffés par le poids asphyxiant de la loghorrée (peu) propre et figurée d'un discours qui ne dit pas son nom et réduit l'action à sa simple évocation, et l'évocation elle-même à sa plus simple expression gutturale. Expression qui détruit les bons sentiers qu'elle avait choisie, par des mots mal sentis. Promouvoir le parler vrai vers l'avant c'est mettre sur pied une prévalescence de la confrontation aux poings entre confrères plutôt que de miser sur le vecteur de l'invective afin de mettre la misère à son adversaire et lui casser le moral. C'est un peu, après-tout, décider de regarder d'un regard profond les moules du fond de sa crique pour échapper au cirque de la réalisation incessante de l'ultra-réalité. Réalisation opérant la collision d'un contexte qui heurte les sens via le soulèvement d'un store dévoilant l'énigme révoltante à la raison et brûlante au coeur d'un Bobby-Fistule près de sa Germaine... Un promoteur de pots de faïence, qui venait juste d'être titré à 13% d'alcool après avoir obtenu une note des plus honorables, précisait que sa victoire c'est au notaire qu'il la devait. Qu'on forme un hymne pour ces doubles qui, comme eux, affermissent ces lieux d'initiations dans leur vocation d'émulation au sein d'un corps des plus antiques. Des propos qui comptent plus que jamais ils n'ont compté par le passé, qui sont propre à répandre de nouveau la fièvre dispersant les mauvaises langues et les corps paresseux. Point de « Hou! », le « Yep! » s'impose de nouveau parmi les différents ferments d'une même patrie désormais libre d'imposer son Parler-Vrai, Parler-Bourré, de tous côtés! La Fondation du 3 Mars après-midi a été fondée juste après celle du 2 mars, par les membres potentiels de cette dernière qui n'avaient pu s'y rendre à temps, faute d'avoir pu décuver. Faut dire que le 1er mars au soir ça avait été une sacrée bringue. Cette fondation était autrefois appelée fondation des amis de La Troche (boute-en-train notoire) avant 1998, une très bonne année. Elle est aujourd'hui dirigée par Elie Lévite, journalière dans les serviettes de plage pendant le mois d'août et moine tibétaine le reste du temps, et par Philou la Reine, qui a connu de très grands succès dans le Hypest de la Night Parisiano Rawanadaise. On compte aussi parmi ses plus grands membres Marcel Gaucho (L'illusion du refus dialectique des rapports sociétals dans une perspective néo-impressioniste), Jippy Goofy (Le rapport sociétal Cubiste), Philippe Cohérent (Le Rapport Néo Sociétal Cubain), Paul Theubé (Ancien directeur de la société des spiritueux...) Sans éviter les invirables potes de virées : Ali Choucroute, Phillippe Murène, Régis Débraillé, Benoît Tarte...
(Ci-dessous, le texte original)
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